Exposition centre culturel ATHANOR
Editions à l'occasion de l'exposition :
- Carton invitation 21 x 15
-
Catalogue 16 pages (11 reproductions couleur + couverture) - Editions
Joca seria
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Date |
Lieu |
Œuvres |
Visiteurs |
Centre culturel Athanor
Centre d'art contemporain la Rairie à Pont Saint Martin
Commissariat : Michel et Sophia Luneau, Jean Fradin, Anne Simon Feuillâtre
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Du 5 mars au 3 avril 2004 |
Guérande (Loire-atlantique)
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41 |
2000 |
Henry Simon est né en Vendée, à Saint-Hilaire-de-Riez, en
1910. Très jeune il s'adonne au dessin et en 1928 il entre à l'école des
Beaux-arts de Nantes et en 1932 à celle de Paris. Fait prisonnier en 1940 il
continue malgré tout à peindre et dessiner. Après la guerre il revient dans son
pays où, jusqu'à sa mort, il mènera sa vie d'artiste. En 1950 il séjourne en
Algérie, à Kouba. C'est cette période qui est présentée à Guérande, en regard
avec la Vendée de cette époque. Henry Simon décède en 1987 auprès des siens.
Plus de 1000 scolaires et plus de 1000 visiteurs sont venus
admirer cette très belle exposition. Un
livret a été édité par le Centre Athanor pour l'occasion.
Presse
- 12/03/04 : L'écho de la presqu'île
- 08/03/04 : Ouest-France
Animations
- Dossier pédagogique préparé par le centre culturel Athanor
Présentation de l'exposition
Henry Simon a vécu, toute sa vie, en Vendée près du marais de Monts, il a
dessiné et peint les gens de la terre et de la mer, les marchés, les ports, la
vie quotidienne. En 1950, il séjourne en Algérie. La lumière et les couleurs
l’éblouissent, l’élégance et la vigueur de la population, souvent misérable, le
troublent. Sa palette devient somptueuse, son trait plus épuré, plus allusif,
parfois presque abstrait. On pense évidemment à Matisse et Dufy. Il revient en
Vendée imprégné de cette beauté solaire qui va rejaillir sur son monde familier,
ou plutôt révéler de façon nette ce qui l’habitait déjà. À Guérande, nous avons
mis en regard les deux univers : le méditerranéen et le maraîchin, on se
surprend à les confondre. La crudité de la lumière du marais et l’ardeur du
soleil d’Afrique du Nord font trembler pareillement les silhouettes dans les
ruelles d’une blancheur aveuglante ou sur les marchés troués de couleurs
chatoyantes. Les visages ont des airs de famille, une même truculence et une
même chaleur humaine. La phrase de Camus sur l’Algérie : «La tendresse de ce
pays est bouleversante et furtive» peut s’appliquer aussi à la Vendée de Henry
Simon. Son œuvre n’est jamais caricaturale ou régionaliste mais rejoint
l’universel. Chez Henry Simon aucun pathos mais la même humilité enveloppante
que chez les gens qu’il peint.
Jean Fradin Janvier 2004
Quelques images de l'exposition